Ecrivain français, Maurice Leblanc est doté
d'une vive imagination ; fervent admirateur de Flaubert et de
Maupassant, le jeune homme se sent habité par la vocation
d'écrivain. Mais son père a d'autres projets pour
lui et le place chez des amis dans une importante fabrique de
cardes. Le jeune Maurice installe alors un petit bureau dans une
soupente où il écrit en cachette. Lorsque
Maupassant, Zola et Goncourt viennent à Rouen pour
inaugurer un buste de Flaubert, il parvient à s'installer
dans le compartiment du train de nuit qui les ramène
à Paris. Mais les grands hommes sont fatigués et
Maurice fait le voyage pour rien.
Il obtient finalement l'accord de son père pour tenter
l'aventure littéraire à Paris. En 1885, il
fréquente le Chat Noir à Montmartre et
collabore à plusieurs journaux. Il se lance dans une
série de romans de mœurs et de psychologie, en
s'inspirant de ses bons maîtres Flaubert et Maupassant. Ses
premières œuvres, lui valent les compliments de ses
collègues, mais guère de lecteurs.
Son grand plaisir est de parcourir les routes normandes à
vélocipède. Il affiche volontiers ce goût
pour la petite reine, affirmant même qu'il a
remporté le tour de Bretagne organisé par l'Auto.
Et voici qu'en 1905, tout bascule dans sa vie de
romancier…avec l'irruption d'Arsène
Lupin. Maurice, qui voulait être " le romancier de
la vie délicate des âmes " se retrouve du jour au
lendemain écrivain populaire, auteur de romans policiers
et d'aventures, genre mal considéré par les milieux
littéraires.
Le succès d'Arsène Lupin l'accompagne
jusqu'à son décès en 1941, à
Perpignan où il s'était réfugié pour
fuir l'occupant avec sa famille.
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