Aventurier français.
Sa vie de flibustier commence en août 1911 alors qu'il
s'embarque pour Djibouti. Là- bas, le négoce du
café ne l'exalte guère : il construit de ses mains
son premier bateau et se lance dans l'exploration des bords de la
mer Rouge. Dans cette région en pleine ébullition,
Monfreid comprend rapidement l'intérêt que peut
représenter la vente d'armes aux tribus insoumises.
Il se fait trafiquant, dirigeant lui-même ses
expéditions, allant jusqu'à se convertir à
l'islam.
Il se lance également dans la culture et le négoce
des perles ; puis, le haschich remplace les armes : les
expéditions l'entraînent de plus en plus loin et
donnent parfois lieu à d'épiques poursuites.
En 1933, chassé d'Ethiopie par le négus, il se
retrouve en France et s'essaie avec réussite au
journalisme dans les plus grands quotidiens de
l'époque.
En 1942, il se retire dans une cabane au milieu de la
forêt, sur les pentes du mont Kenya. Là, il chasse
et peint pour subsister. Après la guerre il s'installe
dans le Berry, où il ne cesse d'écrire et de
peindre.
C'est dans son sommeil, à 95 ans, que ce forban. peintre,
écrivain, pêcheur de perles, contrebandier qui a
longtemps rêvé à Rimbaud " cet autre fou ",
s'éteint.
Il laisse à la postérité plus de 70
ouvrages, inspirés de ses périples fantasques,
marqués par le goût de l'action et la violence de
l'aventure à travers l'Afrique abyssine.
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