Concepteur de la Tour Eiffel.
Ingénieur français de l'Ecole Centrale des Arts et
Manufactures, il est engagé par des entreprises de
construction métallique, étudie et édifie de
nombreux ouvrages, et invente des procédés
originaux, comme le lancement des tabliers de pont en
porte-à-faux, ou la pose des fondations des piles de pont
sous caissons d'air comprimé.
Il fonde sa propre entreprise, qui construit de nombreux ponts en
France et à l'étranger. Il réalise aussi les
charpentes métalliques du Bon Marché, du
Crédit lyonnais, du musée Galliera, de la gare de
Budapest, du lycée Carnot à Paris et de la coupole
de l'Observatoire de Nice.
Il est enfin retenu par le sculpteur Frédéric
Auguste Bartholdi pour construire la carcasse de la statue de la
Liberté, érigée à New York en
1886.
Contrairement à la légende, ce n'est pas lui, mais
deux de ses collaborateurs qui ont l'idée, en 1882, de
proposer la construction d'une tour métallique de grande
hauteur pour l'Exposition Universelle de 1889. L'accueil
favorable de cet avant-projet incite Eiffel à s'y
impliquer personnellement. Il optimise le projet, calcule les
efforts dus au vent, étudie des ascenseurs hydrauliques
révolutionnaires. La conception de l'ensemble est si
ingénieuse que la carcasse métallique de cette tour
de 312 m ne pèse que 7 300 t.
A la fin de sa carrière, Gustave Eiffel se consacre
à la création d'une véritable
aérodynamique moderne, destinée tout d'abord aux
calculs précis des efforts dus au vent sur les immeubles
de grande hauteur, fait des essais au sommet de la tour, puis
fonde une société spécialisée qui se
dote de la première soufflerie au monde et qui se met
ensuite au service de l'aviation naissante.

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