Acteur français.
Sa vie d'artiste commence aux Folies-Bergère où il
joue des silhouettes : soldat égyptien, mendiant,
pirate.
Après son service militaire, il s'essaye au tour de chant.
C'est en passant une audition au Moulin-Rouge qu'il est
remarqué par Mistinguett, dont, en 1928, il devient le
partenaire dans la revue Paris qui tourne.
En 1929, il connaît de francs succès en jeune
premier comique dans des opérettes. Son talent lui vaut un
premier engagement au cinéma dans Chacun sa
chance.
Dès lors, les films se succèdent où il
incarne, le plus souvent, un jeune premier qui, sous la rudesse
et le franc-parler de ses origines populaires, cache des
trésors de délicatesse : Maria Chapdelaine,
La Bandera, La Belle Equipe et Pépé le
Moko, où se précisent les contours de son
personnage cinématographique. Un personnage qui, avec les
films de Marcel
Carné, Le Quai
des Brumes et Le Jour se lève, et
de Jean Renoir, La Grande Illusion et La
Bête humaine, s'enrichira encore jusqu'à
devenir mythique.
Après la guerre, il éprouve quelques
difficultés à retrouver sa place dans le
cinéma français. Il ne correspond plus,
physiquement, à l'image qu'il a popularisée dans
les années 1935-1940. Ses tempes argentées, sa
corpulence et sa maturité l'orientent désormais
vers des personnages socialement intégrés :
industriel dans Miroir, commerçant dans
La Marie du port, ou médecin dans La
Minute de vérité.
A la même époque, il remonte sur les planches et,
dans La Soif, d'Henri Bernstein, impose une
autorité impressionnante. Masse, autorité, mais
aussi chaleur, bonhomie, aisance, truculence, qui
caractérisent ses prestations dans de nombreux films, dont
les meilleurs sont signés Jacques Becker, (Touchez
pas au grisbi), Jean Renoir (French Cancan),
Claude Autant-Lara (La Traversée de Paris, En cas de
malheur), Jean Delannoy (Maigret tend un
piège), Gilles Grangier (Le Désordre
et la Nuit), Henri Verneuil (Le Président,
Mélodie en sous-sol) ou Pierre Granier-Deferre
(La Horse, Le Chat).
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