Guynemer est le pilote de guerre français le plus
renommé de la Première Guerre mondiale, bien qu'il
ne soit pas l'as des as.
Elève doué, mais dissipé, il est bachelier
à 18 ans et prépare l'Ecole Polytechnique. A la
déclaration de guerre, il veut s'engager, mais son aspect
chétif le fait refuser dans l'infanterie puis dans la
cavalerie. Après deux ajournements par le conseil de
révision, il réussit toutefois à entrer dans
cette arme nouvelle qu'est l'aviation.
En 1915, la Légion d'Honneur lui est remise des mains du
président de la République.
En 1917, Guynemer, qui totalise 53 victoires en combat
aérien, n'a pas encore 23 ans; il est capitaine et
célèbre : journaux et revues étalent son nom
à la "une" et relatent ses exploits, étendant sa
renommée dans la France entière. Volant sur
différents types de Morane-Saulnier et de SPAD (VII, XIII,
XII canon), il connaît succès et défaites (il
est abattu sept fois). Il est affecté durant toute sa
carrière à l'Escadrille 3, dite Escadrille des
Cigognes, l'unité de chasse la plus victorieuse des ailes
françaises en 1914-1918.
Faisant preuve d'un courage et d'une fougue sans égal
à chacun de ses vols, ne cherchant jamais à se
préserver, il est tué en combat aérien le 11
septembre 1917 à Poelkapelle en Belgique. Sa
dépouille, pulvérisée par l'artillerie
anglaise comme les restes de son avion, n'a pu être
inhumée.
L'Ecole de l'Air de Salon-de-Provence a repris la devise de
Georges Guynemer Faire Face et l'Armée de
l'air évoque son souvenir tous les 11 Septembre par une
prise d'armes sur ses bases aériennes dont deux portent
son nom, Paris (état-major) et Dijon.
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