Le 11 novembre 1918 à 5h 10, un civil du nom de
Erzberger signe au nom de l'Allemagne le document d'Armistice qui
lui a été imposé par le maréchal
Foch, commandant en chef des troupes alliées. Les
hostilités devront cesser à 11 heures. Ainsi va
s'achever un conflit mondial de quatre ans qui a fait 8 millions
856 000 morts : 1 950 000 Allemands, 1 047 000 Austro-hongrois,
400 000 Turcs et 100 000 Bulgares dans les Empires centraux ; 1
700 000 Russes, 1 393 000 Français, 776 000 Britanniques,
530 000 Italiens, 400 000 Serbes, 158 000 Roumains, 114 000
Américains, 75 000 Indiens, 60 000 Australiens, 44 000
Belges, 18 000 Néo-Zélandais, 12 000 Grecs, 9000
Africains du Sud, 8000 Portugais. Sans parler des victimes
civiles...
Les Allemands acceptent l'ensemble des conditions alliées
: évacuation des territoires envahis et de la rive gauche
du Rhin, établissement de têtes de pont
alliées sur le Rhin ainsi que d'une zone de dix
kilomètres sur la rive droite. Ils livrent leurs canons
lourds et vingt-cinq mille mitrailleuses, leur flotte de haute
mer et leurs sous-marins…
A Paris, le canon tonne, les cloches sonnent à toute
volée. Le peuple de Paris est dans la rue …
16 heures. A la Chambre des députés, Georges
Clémenceau devient " le père la Victoire ".
Président du Conseil, ministre de la Guerre, il lit le
texte officiel de l'armistice et ajoute : " Pour moi, il me
semble qu'en cette heure, terrible et magnifique, mon devoir est
accompli. Un mot seulement. Au nom du peuple français, au
nom de la République Française, j'envoie le salut
de la France unie et indivisible à l'Alsace et à la
Lorraine retrouvées ".
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