Hommage aux morts pour la France de la guerre d'Algérie
et des combats du Maroc et de la Tunisie.
Au lendemain des accords d'Evian, le 19 mars 1962, le
cessez-le-feu était ordonné par le commandant en
chef des forces françaises stationnées sur le
territoire algérien. C'était la fin d'une guerre
qui, en près de 8 ans avait fait des centaines de milliers
de victimes, dont 24 000 soldats français. Les accords
d'Evian ont été approuvés par plus de 90%
des Français lors du référendum du 8 avril
1962.
Mais Pour qu'il y ait véritablement cessez-le-feu, il faut
que les deux adversaires le respectent. Or, historiquement, ce ne
fut pas le cas. Si l'Armée française a
effectivement, le 19 mars 1962, respecté le cessez-le-feu,
l'adversaire FLN, violant délibérément les
dispositions des accords, a occupé l'ensemble du terrain
d'où il avait été chassé dans les
mois précédents, franchissant même les
frontières tunisienne et marocaine au-delà
desquelles il était confiné.
La guerre d'Algérie ne s'est pas terminée à
cette date. La campagne officielle sur ce théâtre
d'opération s'est terminée le 2 juillet 1962 (date
de l'indépendance de l'Algérie), comme l'atteste le
décompte des services de tous les personnels militaires
qui y ont séjourné entre le 19 mars et le 2 juillet
1962.
Le 19 mars 1962 ne peut pas être comparé au 11
Novembre 1918 ni au 8 Mai 1945, deux dates officiellement
célébrées en France. L'armistice de 1918
mettait fin à quatre années d'une guerre
impitoyable franco-allemande et à la séparation de
l'Alsace-Lorraine ; la capitulation sans condition de 1945 du
régime nazi devant les Alliés mettait un terme
à la Seconde Guerre mondiale en Europe.
Pour la commémoration de la guerre d'Algérie, deux
choix étaient possibles : celui du 16 octobre 1977, date
de l'inhumation du Soldat inconnu d'AFN à la
nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, et celui du
5 décembre 2003, date de l'inauguration par Jacques Chirac
du monument national érigé quai Branly à
Paris à la mémoire de tous les soldats morts en AFN
de 1952 à 1962.
Le gouvernement français a décidé, le 17
septembre 2003, que la " journée nationale d'hommage aux
morts pour la France en Afrique du Nord " aurait lieu le 5
décembre.
Malgré les drames provoqués, les accords d'Evian
furent accueillis par toute une génération comme
une délivrance, un espoir, la fin d'une sale guerre qui
n'osait même pas dire son nom. Le comportement de certains
acteurs de l'époque ne doit pas, ne peut pas occulter la
sagesse politique de ceux qui surent mettre un terme à
cette ignoble guerre coloniale.
Le 5 décembre 2002, le Président de la
République inaugurait le Mémorial national de la
Guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie
"A la mémoire des combattants morts pour la France lors de
la guerre d'Algérie et des combats su Maroc et de la
Tunisie, et à celle de tous les membres des forces
supplétives, tués après le cessez-le feu en
Algérie, dont beaucoup n'ont pas été
identifiés". "1.343.000 appelés, 405.000 militaires
de carrière ou engagés et près de 200.000
supplétifs ont servi sur les différents
théâtres d'opérations d'Afrique du Nord.

| Les noms des rues de Bussy Saint Georges - accueil |