Lucie Samuel Bernard, est une résistante
française à l'Occupation allemande et au
régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle
est l'épouse de Raymond Aubrac.
Très jeune, Lucie Bernard montre un caractère
rebelle. Après avoir brillamment obtenu le concours de
l'école normale pour se destiner à l'enseignement,
elle refuse de porter l'uniforme de l'internat et, sur un coup de
tête, s'installe à Paris où elle travaille
comme plongeuse dans un restaurant. A Paris, c'est la
liberté, la confrontation des idées. Tout en
suivant ses cours d'agrégation en
histoire/géographie à la Sorbonne, Lucie fait des
rencontres, se lie à des communistes
révolutionnaires, des hongrois ou des polonais fuyant le
fascisme naissant en Europe. Au cours d'un séjour pour les
Jeux olympiques de Berlin en 1936, elle prend conscience des
changements politiques qui s'installent en Allemagne.
En 1939, son agrégation obtenue, elle se marie avec
Raymond Samuel Aubrac. La guerre mondiale éclate, les deux
époux refusent la défaite et le gouvernement de
Vichy et s'engagent dans la résistance sous le nom d' "
Aubrac ". En juin 1943, Raymond est fait prisonnier par la
Gestapo. Déterminée, Lucie Aubrac intervient en
personne auprès de Klaus Barbie, obtient de voir son mari
et réussit à le faire évader ainsi que
d'autres résistants.
Au lendemain de la guerre, le général de Gaulle
fait appel à elle pour mettre en place les comités
départementaux de la Libération. Elle participe
également à l'assemblée consultative du
gouvernement provisoire de la République Française.
Mais Lucie Aubrac préfère militer à travers
son métier d'enseignante, notamment contre la guerre
d'Algérie. Et jusqu'à la fin de ses jours elle est
sollicitée par les écoles pour parler de la
résistance, sans relâche.
Lucie Aubrac a beaucoup écrit sur son passé dans
plusieurs biographies dont Ils partiront dans l'ivresse en
1984, La Résistance expliquée à mes
petits-enfants en 2000, ou encore Robert et Jeanne.
Côté cinéma, la plus célèbre
adaptation de la vie de Lucie Aubrac est celle de Claude Berri en
1997, portée par le couple Carole Bouquet/Daniel Auteuil.
En 1990, Le Boulevard des hirondelles évoque pour la
première fois la résistante.
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